L’écriture une forme d’exécutoire… – Une semaine un-e auteur-e (Du lundi 7 au dimanche 13 septembre 2020) — Fanny Vernin

Amies lectrices et amis lecteurs bonjour et bienvenue à vous sur ce nouvel article ! Aujourd’hui, je continue de dédier mon blog à l’auteure Fanny Vernin dont je vous ai récemment parlé puisqu’elle m’a offert mon premier livre papier ! C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle a répondu à mes questions, alors c’est maintenant à mon tour de vous les présenter, donc allons-y sans plus tarder.

Question numéro 1 : Pouvez-vous s’il-vous-plaît vous présenter pour celles et ceux qui ne 
vous connaissent pas encore ?


Je m’appelle Fanny Vernin, j’ai 37 ans et je suis native du sud de la France. J’ai 
été bercée par le chant des cigales et la caresse du soleil depuis toujours, et je 
ne peux me passer ni de l’un, ni de l’autre ! C’est donc tout naturellement que 
j’y ai bâti un petit nid douillet avec mon mari Jérémie et mes deux enfants : 
Mattéo, 12 ans et Manon, 16 ans, qui sont autant câlins qu’espiègles. Grâce à 
eux trois, j’ai un sens de l’humour à toute épreuve ! Il y a peu, un troisième 
personnage venait compléter ce joli tableau familial : Caline, notre chienne 
épagneule qui trouvait sans aucun doute sa place de troisième enfant de la 
famille. Sa chaude présence et ses aventures cocasses m’ont inspirée les 
anecdotes poilantes et remplies de douceur dont j’ai abreuvé mon roman. 
Malheureusement, au bout de 13 ans d’amour fidèle, elle nous a quittée tout 
récemment pour un paradis bien mérité. Mais elle continuera de vivre au 
travers de mes écrits, c’est une certitude. Côté professionnel, je suis Designer 
pour une enseigne spécialisée dans les illuminations et décors de Noël. Côté 
passion, nouvelle auteure auto-éditée, mon premier roman « Dans ma poche, 
une étoile » tome 1 « Comme une étoile dans un ciel d’encre » a été publié en 
juin 2019.


Question numéro 2 : Depuis quand écrivez-vous ?


Ma passion pour la lecture et l’écriture remonte à l’enfance. Toute petite, les 
livres m’ont toujours accompagnée. Je passais toujours mes vacances un bon 
bouquin entre les mains et une dizaine d’autres empilés juste à côté, enfin 
d’être sûre de ne pas en manquer. Il faut dire que mes parents avaient opté 
pour une vie sans télé, et ils étaient un bon moyen pour moi de m’évader. Cela 
m’a valu d’être également en décalage avec les autres enfants qui ne juraient 
que par les séries télévisés… Au collège, à partir de la sixième, j’étais la 
championne des suites de textes et je noircissais les pages doubles, si bien 
qu’un jour ma professeur de français avait commenté : « Attention tout de 
même à ne pas confondre suite de texte et roman… » Ce n’est que bien des 
années après, à l’aube de mes 33 ans, que je me suis enfin décidée à suivre son 
conseil et à écrire mon premier roman… Je me suis lancée dans l’écriture alors 
que je vivais une période compliquée, et j’y ai trouvé un exutoire aussi bien 
qu’un réconfort. 


Question numéro 3 : Pourquoi avoir choisi l’auto-edition ?

Comme beaucoup sans doute, parce que j’ai tenté ma chance auprès de maisons d’éditions qui m’ont soit répondu par la négative, soit pas du tout ! J’ai donc sauté le pas, poussée par ma famille et par mon envie de partager toutes ses émotions, ses ressentis et ses anecdotes qui sont un savant mélange de vécu et d’imaginaire. Mais il y a peu, j’ai eu la surprise de recevoir un contrat d’édition… que j’ai finalement refusé, car je me suis aperçue que l’autoédition me convenait davantage. Tout simplement parce que pour le moment, je ne me sens pas de me défaire de cette histoire. Lorsque l’on fait éditer son roman, on cède ses droits d’auteur à la maison d’édition et je ne me sens pas prête à le faire. Cette histoire est trop intimement liée à ma propre existence… Ne serait-ce seulement parce que de l’écrire et de la partager m’a permise de sortir d’une période très difficile. Je ne dis pas que je ne le ferai jamais, j’attends seulement le bon moment et la bonne maison…

4. Quels sont les auteurs qui vous inspirent ?

Ils sont nombreux ! Il serait difficile de tous les nommer alors je vais commencer par celui qui m’a vraiment donné envie d’écrire, de sortir tout ce qui tournait dans ma tête et tourbillonnait dans mon cœur. Celui qui, plus que tout autre, m’a donné ce sentiment que je pouvais y arriver : Gilles Legardinier.
J’ai découvert cet auteur il y a seulement quelques années, mais le premier roman que j’ai lu de lui « Complètement cramé !» m’a mis tellement de baume au cœur que je me suis dit : « Si j’écrivais, c’est comme ça que je voudrais le faire. » Je ne parle pas du style, car chacun a le sien et je ne prétends absolument pas l’imiter ni l’égaler (loin de là !) mais je parle de cette façon qu’il a de raconter la vie des autres en donnant l’impression qu’il raconte la vôtre ; cette justesse dans la description des émotions qui vous donne cette assurance de ne pas être tout seul face à elles. Et cette touche d’humour irrésistible qui allège les passages plus sombres, comme un rayon de soleil dans un sous-bois. J’ai lu plusieurs de ses romans et un jour, après en avoir fini un, je me suis lancée. J’ai écrit le premier chapitre d’une traite, sans même savoir ce que serait la suite. Depuis, “Dans ma poche, une étoile” a pris vie, avec ses personnages hauts en couleurs, drôles mais aussi émouvants et attendrissants.
Mais il n’est pas le seul à m’inspirer : j’adore la touche « développement personnel » de Laurent Gounelle, les récits addictifs et les rebondissements sortis de nulle part de Guillaume Musso, la vérité crue et sans filtre de Valérie Perrin. Dans un autre genre, j’affectionne les romans historiques et fantastiques (où les deux !) -même si je ne me suis pas encore essayée à ce genre- comme ceux d’Anne Plichota et Cendrine Wolf, Rime de Bervuy, Diana Gabaldon ou Robert Harris.
Et pour finir, je ne peux pas ne pas citer Marcel Pagnol qui, s’il reste classique, a ce pouvoir de me plonger au cœur de ma Provence natale, telle que l’ont connu mes grands-parents, avec ses cigales, ses lavandes, son soleil ardent et ses personnages Pagnolesque ! J’en ai d’ailleurs fait le cadre chaleureux de mon roman. Ben oui, je m’appelle Fanny, rappelez-vous…


5. Dans votre premier roman, le thème de Noël y est abordé, est-ce votre période de l’année préférée ? Si oui, pourquoi ?

Alors oui, en effet, j’aborde le thème de Noël mais je ne peux pas dire que ce soit ma période de l’année préférée car je n’en ai pas, justement ! J’aime toutes les saisons et leurs évènements, sans discernement (Sauf peut-être la rentrée ! Lol ) Elles ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients. Mais si je devais vous dire pourquoi j’aime la période de Noël, je répondrais sans hésiter : Pour le Père Noël pardi ! Comment ça, il n’existe pas ? Ne me dites pas que vous faites partie de ces crédules sans imagination qui croient que ce sont les parents qui déposent les cadeaux au pied du sapin ?! Vous pensez vraiment qu’ils aiment leurs gosses au point de se ruiner en cadeaux et de se brûler les fesses dans la cheminée pour leur apporter ? Pourquoi pas les œufs en chocolat dans le jardin, tant qu’on y est ! Non, mais dans quel monde vit-on… 😉 😊
Plus sérieusement, c’est vrai que c’est une période que j’aime pour ses réunions de familles, ses heures passées aux fourneaux à concocter de bons petits plats, celles passées au coin de feu à discuter avec un chocolat chaud, ses moments de convivialité, ses treize desserts (mon côté provençal qui ressort) et ses jeux à partager avec les enfants. Je viens d’une famille qui prends le temps d’apprécier ces instants-là et je ne m’en lasse pas. La décoration du sapin de Noël est toujours un grand moment ! Bon, j’adore piquer leurs nouveaux jouets aux gosses aussi, j’avoue !

6. Quelles sont vos habitudes pour écrire ? Avez-vous un endroit particulier ?

En général, si je ne suis pas trop fatiguée, j’écris le soir quand le mari est sur le canap’ et que les enfants sont au lit. « Allez hop ! Pipi, les dents et au lit !» est devenu ma phrase préférée du coup ! (Je ne vous raconte même pas le regard de ma fille de 16 ans quand je dis ça… #trophonte #mèretroprelou). Je m’installe sur le comptoir ou sur la table de la salle à manger avec un thé, et je laisse courir mon imagination. En semaine, c’est parfois compliqué de vraiment me plonger dans l’écriture, mais mes moments préférés sont le week-end ou pendant les vacances, quand j’ai enfin quelques heures devant moi. S’il fait beau, je m’installe dans mon jardin, à côté du bassin des poissons et je savoure la brise, le soleil, le parfum des fleurs, le bruit de l’eau qui coule, celui de mes tortues qui mâchent un morceau de salade (j’ai l’ouïe très fine 😉), le froncement de nez de mes deux lapines ( j’ai l’ouïe fine, je vous dis…) et le piaillement criard de mes six poules qui organisent régulièrement un rassemblement digne de la CGT quand j’omets d’ouvrir la porte de leur enclos… Forcément, tout ça, ça inspire…

7. Toujours dans votre premier roman, vous y abordez le sujet des animaux de compagnie

Tiens justement, j’en parlais ! Alors oui, j’adore les animaux, depuis toute petite. A 5 ans, je voulais devenir « gardienne de Zoo» et je dessinais des girafes partout ( j’ai toujours eu un faible pour ses grands mammifères un peu perchés, au regard condescendant, qui conjuguent une grande élégance avec ce don incroyable de se mettre dans des positions abracadabrantes pour juste boire…. Ils me ressemblent un peu en fait : élégant, bien sous tous rapports et puis d’un coup, pouf ! Ridicule. A la différence près que, eux, ils ne peuvent pas faire autrement… 😉 Mon animal totem peut-être ? Qui a dit que la comparaison n’était pas flatteuse pour les girafes ?) Bon, j’ai vite compris que je préférais les voir en liberté et j’ai abandonné le projet Zoo. Mais j’ai toujours eu besoin de la présence des animaux autour de moi. Je les trouve fascinants. Chaque espèce à sa particularité, sa façon de s’exprimer. Même les insectes me plaisent ; certains me font mourir de rire, comme le faucheux avec son air dégingandé. D’ailleurs, j’adore la série des « Minuscules ». Je passe mon été à sauver les coccinelles qui se noient dans la piscine… #jaiuneviepassionante…
J’ai donc une ribambelle de colocataires à poils, à plumes, à écailles et à carapace. Une mini-ferme en somme, avec six poules qui ont toutes un prénom (c’est ma fille qui choisit et il y en a des pas mal… !) et dont la meneuse, Micheline, a une caractère détestable doublé d’une certaine estime d’elle-même, si j’en crois les regards hautains qu’elle nous jette. Puis viennent les deux lapines de mon fils, trois tortues, dont Gwenaëlle que nous avons sauvé d’une mort certaine et cinq poissons rouges dans un bassin, dont un bébé né l’année dernière et qui répond au doux nom de Maurice (ne me demandez pas pourquoi, encore une fois c’est ma fille qui choisit…). Mais bien sûr, les liens les plus fort que j’ai pu nouer était avec Caline, mon adorable chienne épagneule. Un modèle de tendresse, de fidélité et de don de soi. Un poil déjantée aussi, mais ’faut bien ressembler à sa patronne ! Si vous voulez la connaitre, je ne peux que vous conseiller de la retrouver dans mon roman : je l’ai décrite telle qu’elle était vraiment, sans rien ajouter. Son départ fut un véritable arrache cœur…
Il était donc inconcevable pour moi de ne pas inclure les animaux dans mes écrits ; et ils sont encore plus présents dans le tome 2…
Par contre, je n’ai pas vraiment d’animal préféré, même si j’ai un faible pour les girafes, qui sont, malheureusement, en voie de disparition…

8. Quel est votre genre de lecture préféré ? Pourquoi ?

Bon, je crois que j’ai déjà plus ou moins répondu un peu plus haut, question 4. Mauvaise élève qui n’a pas bien lu l’énoncé… Mais je vais développer :
Une fois de plus, on ne peut pas dire que j’ai vraiment une préférence. Il y a les lectures que j’aime et celles que je n’aime pas. Je fonctionne par période : en ce moment j’ai ma période feel-good, mais j’ai eu ma période roman policier, fantastique, historique, romance, thriller psychologique, développement personnel… ça dépend de mon état d’être.
Par contre je ne suis pas du tout attirée par les dark romances, les romans d’horreur ou encore les écrits politiques.
Cependant, je peux vous dire pourquoi j’ai choisi d’écrire plutôt du feel-good : Lorsque j’ai découvert cette mouvance, ce fut une véritable révélation. Un peu malmenée par les turpitudes de la vie, ces lectures m’ont apporté beaucoup d’espoir, d’innombrables fous rires mais aussi et surtout, cette certitude de ne plus être seule à ressentir toutes ces émotions contraires. Une véritable bouffée d’oxygène qui a réveillé, au fond de moi, cette envie de partager à mon tour toutes les histoires que mon vécu m’a inspirées. J’aime décrire des anecdotes inspirées de la vie de tous les jours, avec leur lot de drames, de surprises et de bons moments. J’aime explorer les sentiments de mes personnages, j’aime les surprendre, leur faire vivre des choses improbables, les faire tourner en bourrique mais aussi les réconcilier, les rassurer, les faire grandir au fil de leurs expériences et surtout, leur apprendre à repérer la petite lumière d’espoir qui brille toujours dans l’obscurité.



9. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans l’écriture ?

Une multitude de choses !
Pour commencer, le fait de construire une sorte de petit monde et de le faire évoluer. C’est un peu comme jouer à la poupée. On crée des personnages, on leur invente une histoire, des anecdotes ; on leur fait faire ce que l’on veut, il n’y a pas de limite, à part celui de l’imaginaire. En fait, lorsque j’écris, c’est cette liberté qui me grise. Tout peut arriver, il suffit de le décider.
J’aime également faire passer des messages à mes lecteurs. C’est pour cette raison qu’il y a aussi du développement personnel dans mes écrits. Et beaucoup d’émotions ! J’ai eu envie de décrire ses ressentis auxquels on est tous confrontés un jour, ceux sur lesquels il est parfois difficile de mettre des mots. Ce roman, c’est un peu comme une main tendue vers ceux qui se croient seul face à ses émotions. Quand on traverse une crise, rien n’est plus réconfortant que de savoir que d’autres sont passés par là avant et s’en sont sortis…
Et puis, j’aime par-dessus tout faire rire. C’est pourquoi l’humour à une place bien présente. Il allège le texte et l’histoire, dédramatise… Parce que lorsque tout va mal, il est un peu comme une étoile dans un ciel d’encre…


Enfin, dixième et dernière question : Quels sont vos prochains projets ?

Eh bien, je suis en train d’écrire la suite du tome 1 et après ça, il y aura sans doute un tome 3. Mais chtttttt ! L’avenir nous le dira… Sinon, j’ai bien envie de m’attaquer à d’autres genres (fantastique par exemple), mais une fois de plus, seul l’avenir nous le dira. J’aime vivre au jour le jour et laisser venir l’inspiration…

Un grand merci, chère Bibliothécaire Couleur Pastel pour ce bel interview !

Je vous remercie également fortement Fanny car c’était un plaisir pour moi de vous poser ces quelques questions afin d’en savoir plus à votre sujet et de partager tout cela avec vous et mes abonnés !

Voilà, amies lectrices et amis lecteurs, l’interview est terminée, j’espère qu’elle vous aura plu autant qu’à moi !

En tous cas, je me réjouis de lire vos commentaires la concernant et vous souhaite à toutes et à tous de belles lectures !

Mais avant cela je vous propose de retrouver notre chère Fanny Vernin sur internet :

Allez, À bientôt,

Votre Très Chère Bibliothécaire Couleur Pastel.

4 commentaires

  1. Encore un grand merci pour cet interview ! En le relisant, je m’aperçoit que je n’ai pas réussi à faire simple, ni court… Mais bon, c’est ma petite patte d’écrivain… Bonne soirée et à bientôt pour votre interview cette fois !

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