Présentation d’une nouvelle maison d’éditions suisse et de sa créatrice qui est également autrice : Marilyn Stellini – Une semaine un-e auteur-e (Du lundi 12 au dimanche 18 octobre 2020 )…

Amies lectrices et amis lecteurs bonjour et bienvenue à vous sur ce nouvel article ! Aujourd’hui, j’ai décidé de vous présenter une maison d’éditions suisse que j’ai découvert cet été ! Il s’agit des éditions Kadaline, une maison créée en 2019 par l’auteure Marilyn Stellini ! Voici donc ses réponses à mes quelques questions sur le sujet :

Question numéro 1 : Pouvez-vous s’il-vous-plaît vous présenter ainsi que la maison d’édition Kadaline pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus ?

Je suis Marilyn Stellini, française d’origine, Suisse d’adoption et heureuse dans le pays de Gruyère (Fribourg), au coeur des verdoyants pâturages !
Je suis mariée, et folle de la nature et des chats.

J’ai commencé à écrire enfant, sans savoir toutefois que ce serait un jour une activité sérieuse et à laquelle je consacrerais beaucoup de temps.
Je lisais également énormément, d’abord des contes, un peu plus tard, des polars jeunesses, puis des romances dès l’adolescence.

J’ai orienté mes études dans l’administratif tout en travaillant dans des maisons d’édition pour me former à la gestion d’une entreprise et au métier d’éditrice en parallèle. J’ai ouvert une première ME qui s’appelait Les Roses Bleues, mais ma vie personnelle m’a orientée vers d’autres cieux pendant quelques années et la maison a fermé, laps de temps durant lequel j’ai signé mon premier contrat d’édition avec Milady pour le dyptique « Le Coeur de Lucy ».

Enfin, je suis revenue à ma vocation première en fondant Kadaline à l’automne 2019, et en ai profité pour publier mes romans restés dans des tiroirs, avec l’avantage de conserver mes droits. « Talons Aiguilles & Ballon Rond », puis la saga « L’Immortelle » sont des succès de librairies !

Une dernière chose que je peux dire à mon propos, c’est que je suis depuis cet été officiellement scénariste de cinéma. J’ai commencé à me former sur l’écriture scénaristique il y a quelques années, pari qui a porté ses fruits puisque l’adaptation audiovisuelle de ma composition de « Si je tombe… » est dans les mains d’un réalisateur suisse acclamé par la critique internationale (Antonio Petrone).

Pour ce qui est de Kadaline, la maison, du haut de sa première année, affiche déjà un catalogue fourni et hétéroclite. Nous sommes généralistes, à compte d’éditeur – bien entendu – et nous publions tout autant des romances que de l’imaginaire, des récits, et même un beau-livre ou une compilation. La maison est partie sur les chapeaux de roues, malgré la crise sanitaire qui rend les choses très compliquées. Nous sommes 4 collaboratrices : Sara Schneider est éditrice ; Charlene Kobel est community manager ; Leire Lemercier est assistante éditoriale, et enfin, en tant que directrice, j’exerce aussi le métier d’éditrice.

De jolis succès sont annoncés ces prochains mois : « Quand viendra notre tour », de Lucie Bernard, jeune auteure très remarquée ; « Les Pensées de Pascal (l’autre) », une compilation humoristique signée Pascal Vincent (avec un court avant-propos d’Alexandre Astier) ; ou encore « Devenir un Son », autobiographie de l’acteur, producteur et artiste américain David Labrava (séries Sons of Anarchy ; Mayans…)

Question numéro 2 : Qu’est-ce qui vous a donné envie d’ouvrir cette maison d’édition ?

Au niveau de ma vie professionnelle, j’étais dans une impasse, et du temps s’est dégagé pour que je me pose les vraies questions. J’ai tenté le tout pour le tout… Ce n’est pas facile tous les jours, l’entreprise est loin d’être stable et je suis encore en phase d’investissement, on jongle, comme beaucoup de directeurs de maisons d’édition… mais le réseau est là et se solidifie chaque jour, et toutes ensemble (eh oui, l’entreprise est 100% féminine), nous construisons, pierre après pierre, ce rêve auquel nous croyons.

Question numéro 3 : En quoi consiste exactement le métier d’éditeur (éditrice)?

Sara pourrait elle aussi vous en parler, mais je vais résumer : un.e éditeur/trice :
1. sélectionne des manuscrits
2. fabrique des livres
3. les commercialise

Dans les faits, ça veut dire être à l’affût pour trouver de nouveaux talents, mettre sur pied une stratégie de communication pour les parutions des livres, faire de l’editing sur les textes, piloter la mise en page du fichier intérieur, la création de la couverture et des illustrations quand il y en a, etc…. Bref, c’est un métier très varié qui requiert une multitude de compétences.

4. Quelles sont les bases pour se lancer dans ce métier ? Faut-il un diplôme spécifique ?

En France, plusieurs formations très solides existent, et il est recommandé de les suivre. Si on souhaite diriger une collection très littéraire, mieux vaut suivre une licence ou même un master de Lettres, pour tout le reste, des compétences plus pragmatiques seront appréciées, et les formations universitaires en métiers de l’édition y répondent.
En Suisse, ces dernières formations n’existent pas. Il faut dire que l’édition est hautement artisanale, dans notre petit pays… Ce sont les expériences de terrain qui forment les futurs éditeurs : on peut commencer par se porter volontaire pour intégrer un comité de lecture – ce sont dans la majorité des cas des postes bénévoles – ; on peut se former en tant qu’indépendant pour exercer en tant que metteur en page ou correcteur… et l’idéal, bien entendu, ce sont les stages, et, dans un second temps, le poste d’assistant.e éditorial.e.

5. Comment choisissez-vous les prochaines parutions ? En fonction de quoi ?

La maison d’édition est généraliste. Nous fonctionnons donc à 100% au coup de coeur, sans nous mettre de barrières pour des questions de formats, genre ou lectorat.

6. Concernant le métier d’auteure, depuis quand écrivez-vous (en dehors de vos publications) ?

J’y ai répondu en introduction, j’écris depuis très longtemps, je ne saurais donner une date précise, bien qu’en primaire (je devais avoir 8 ans, je dirais), j’ai écrit un conte qui a fait l’objet d’une publication artisanale dans l’école, tant l’instituteur l’avait aimé. Ce n’était qu’un devoir, à la base… J’ai écrit beaucoup de pensées, de poésies et de début de romans, par la suite, mais rien de structuré ni d’abouti. Et puis, le premier roman achevé est venu l’année de mes 23 ans. C’était le premier tome de « L’Immortelle », mais comme chaque premier manuscrit, il n’était pas très bon au terme du premier jet. Il a subi de nombreuses refontes avant d’être ce qu’il est maintenant : un best-seller acclamé par la critique (ça fait du bien, de pouvoir affirmer ça) ! 🙂

7. Au bout de combien de temps votre premier livre a-t-il été publié ?

Eh bien, le tout premier, c’était donc « L’Immortelle tome 1 », et je l’ai publié à l’automne passé… 10 ans après son écriture !
Il a essuyé de nombreux refus auprès des éditeurs auxquels je l’avais soumis, et je me suis découragée à de nombreuses reprises, mettant de côté parfois plusieurs années le rêve d’être publiée. Et puis, je l’ai laissé dans un tiroir et me suis concentrée sur la suite. J’ai écrit « Au-delà de la raison » (« Le Coeur de Lucy » -1), et il a été accepté par Milady quelques mois après avoir été achevé ! J’en parle surtout pour témoigner du fait que parfois, lâcher prise et aller de l’avant, ça a du bon…

8. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans l’écriture et dans la lecture ?

Le voyage dans sa propre tête ou celle des autres. C’est une aventure extraordinairement intime, et une fenêtre sur le monde et sur l’humanité tout à la fois, soit qu’on traverse, soit qu’on offre.

9. Qu’est-ce qui vous inspire pour écrire ?

De manière générale, les sentiments humains, et par conséquent, les relations humaines. Les rêves, les aspirations, les sacrifices, les espoirs et les désespoirs, les parcours atypiques, les prises de position… et toujours, ces deux questions : comment grandit-on ? Comment construit-on son bonheur ?

Encore une belle interview qui s’achève, j’espère également amies lectrices et amis lecteurs qu’elle vous aura plu ! Avant de terminer cet article, je vous propose de découvrir les liens internet de la maison d’éditions et de sa créatrice :

Le site officiel Kadaline : https://www.kadaline.ch/
La page #Bookstagram de la ME >> https://instagram.com/ed._kadaline?igshid=16mdgedzv2ej8

Le compte #Twitter Kadaline >> https://twitter.com/Ed_Kadaline?s=09

Ma découverte de cette maison d’éditions :

Je l’ai connu grâce à la géniale Coraline du blog >> https://passionsaddict.wordpress.com/ que je remercie d’ailleurs car sans elle, je ne l’aurais pas découverte !

Retrouvons Marilyn Stellini grâce aux liens suivants :

Sa page #Bookstagram >> https://instagram.com/marilyn_stellini?igshid=17gbxu49gyrgp
Son compte #Twitter >> https://twitter.com/MarilynStellini?s=09

Enfin, je vous donne rendez-vous mercredi 14 octobre pour découvrir mon avis sur l’un des romans écrit par Marilyn.

Amies lectrices et amis lecteurs, à vous la parole :

Quelles sont les maisons d’éditions récentes que vous connaissez ?

Qu’est-ce qui fait qu’une maison d’éditions vous plaît plus qu’une autre ?

J’ai hâte de vous retrouver sur le sujet dans les commentaires ou sur mes réseaux sociaux,

D’ici là, je vous souhaite à toutes et à tous de belles lectures,

À bientôt,

Votre Très Chère Bibliothécaire Couleur Pastel.

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